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L'Origine de New York
 NEW YORK

L'origine de New York - et même avant ...
L'histoire de New York est, à elle seule, un résumé des grandes dates de l'histoire des Etats-Unis tout entiers. A l'origine, évidemment, les Indiens occupaient la place. Les premiers habitants de ce qui n'était pas encore une ville, ni un Etat, étaient les Algonquins, et l'endroit s'appelait "Mannahatta" ou l'île aux collines. Loin de s'imaginer ce qui allait advenir plus tard, ceux-ci commencèrent par se faire envahir par les Iroquois, du nom de leur célèbre coupe que l'on retrouve encore dans quelques communautés en Europe.


Après cette guerre tribale, les Iroquois, "sages" qu'ils étaient, se rassemblèrent sous un arbre (Saint Louis avait poussé la croisade un peu loin, semble-t-il !) pour tenir le grand conseil d'Onondaga au cours duquel ils décidèrent de créer 6 nations indiennes devant soumettre par la force toutes les tribus rétives à leur pouvoir.

Tout cela, c'était avant que "l'homme blanc" n'ait posé le pied sur le sol américain.

Et sur ce point de l'histoire, les opinions divergent quelque peu.


Pour certains, les Chinois furent les premiers à découvrir le continent américain vers 2640 avant Jésus-Christ. On doit cet exploit aux astronomes HSI et Ho. Plus tard, ce seraient des missionnaires hindous qui auraient investi le "Nouveau Monde", sept siècles avant notre ère.
Puis vinrent les Vikings, au XIe siècle : en 1003, Leif Eriksson (le fils d'Eric le Rouge) arriva dans le Maine et, en 1010, Bjarni Karselfni aurait débarqué avec ses hommes près de Long Island. Ce qui est sûr, c'est que le 12 Octobre 1492, c'est bien Christophe Colomb qui découvrit officiellement l'Amérique.




Les Découvreurs
Revenons à New York ! Quelques décennies après Colomb, en 1524, Giovanni da Verrazano, un Florentin travaillant pour le compte du roi de France de l'époque qui était, comme chacun sait, François 1er, découvrit l'emplacement actuel de la ville de New York.
Toutefois, il ne débarqua pas et se contenta d'observer le paysage du pont de son bateau. Puis il repartit chez lui en laissant tout de même son nom au pont le plus long du monde reliant Staten Island à Brooklyn.
Petite précision : ce pont fut construit en 1964. Henry Hudson fut, lui, plus téméraire : en 1609, il jeta l'ancre dans la baie qui, désormais, porte son nom. Qu'il faisait bon être découvreur à cette époque, on pouvait laisser son nom un peu partout au fil de ses voyages. Cependant, moins agréable fut le sort de ce pauvre Hudson qui mourut abandonné dans un canot de sauvetage après une mutinerie. Les syndicats étaient très durs à l'époque.
L'Amérique, même si elle ne recelait pas les trésors espérés par Colomb, était très convoitée. Une nouvelle terre comme celle-ci était synonyme pour beaucoup de richesses et de pouvoirs.



De la Nouvelle Amsterdam à la Nouvelle York
En 1621, la Compagnie Hollandaise des Indes occidentales (à cette époque, l'Amérique ne s'appelait pas encore l'Amérique!) fut créée dans le but de fonder une colonie. Ce qui fut fait après l'achat, en 1626, de l'actuelle île de Manhattan pour 60 florins (l'équivalent de 24 $ US actuels) aux Indiens locaux. En 1647, à l'arrivée de Peter Stuyvesant, qui n'était pas à la tête d'une fabrique de cigarettes mais qui allait devenir gouverneur de la ville, celle-ci comptait environ 300 âmes et s'étendait sur 450 m au nord de la baie. Pendant cette période et au 18e siècle, alors que le pays était en plein tumulte politique et que les batailles faisaient rage, plusieurs dynasties de propriétaires terriens hollandais tenaient sous leur emprise les terres du nord de la ville sous un système semi-féodal. En septembre 1664, lorsque les Anglais s'emparèrent de la ville, il y avait 17 rues et l'on y parlait autant de langues. Charles II en fit aussitôt cadeau à son frère James, duc d'York. On ne sait pas s'il voulait se débarrasser de la ville ou de son frère. En tout cas, de facto, la Nouvelle Amsterdam devenait la Nouvelle York, plus connue sous le nom de New York. L'autorité des quelques familles hollandaises sur les dizaines de milliers de métayers fut à peine affectée par le transfert de la colonie de la Hollande à l'Angleterre, ou même par l'indépendance américaine en 1776. Ce n'est qu'après la construction du canal Érié en 1825, reliant la ville de New York aux Grands lacs, que l'intérieur de l'État commençât à se développer économiquement. C'est grâce à cette croissance industrielle et agricole que les capitalistes de Wall Street firent fortune. Depuis lors, l'Etat de New York est dominé politiquement et économiquement par la ville de New York, qui n'en est même pas la capitale. A la fin du 17e siècle, la ville New York comptait près de 20 000 personnes. Moins d'un siècle plus tard, en 1775, on recensait plus de 60 000 New-yorkais, mais la ville était dans un état sanitaire critique, favorisant ainsi les épidémies de toutes sortes comme la fièvre jaune ou le choléra. Des incendies détruisirent beaucoup d'habitations à la fin du 19e siècle. Depuis, une loi a été instaurée, obligeant les propriétaires d'immeubles à construire des fire escape, ces escaliers métalliques ornant l'extérieur des buildings.



Au coeur de la lutte
Après la déclaration d'indépendance et durant la guerre qui suivit, New York fut au centre de toutes les convoitises, en raison d'intérêts stratégiques et commerciaux évidents. Georges Washington, après avoir chassé les Anglais de Boston, fondit sur New York. Les combats firent de nombreuses victimes, parmi lesquelles on compte les Iroquois (il y en avait encore dans la région à l'époque). Ils avaient pris fait et cause pour les Anglais, et furent décimés ! Ils n'avaient pas vraiment besoin de cela. En décembre 1783, le drapeau aux 13 étoiles flottait sur Battery Park. De 1784 à 1790, New York assura le rôle de capitale des jeunes Etats-Unis. En 1789, George Washington y fut investi président. Et la ville continua son extension de plus belle. En 1811, sa croissance était devenue tellement rapide que le Common Council, l'équivalent de notre conseil municipal, décida d'un plan en damier. Les rues seraient orientées d'est en ouest et les avenues du nord au sud. Sur ce point au moins, rien n'a changé depuis cette date et, même si c'est un peu monotone, ça a le mérite d'être simple. Broadway fait exception à la règle. En effet, c'est la seule avenue en zigzag dans Manhattan. Brodway est en fait un ancien sentier indien qui, comme l'avenue aujourd'hui, allait jusqu'à la banlieue de Yonkers. Le 1er janvier 1898, 40 différentes municipalités, des villages fermiers du Queens et Staten Island à la ville-champignon de Brooklyn, se sont jointes à Manhattan et au Bronx pour devenir la première ville mégalopole : New York City. Avec cette unification, la population monta en flèche pour atteindre 3,5 millions d'habitants, faisant de New York la ville la plus peuplée des Etats-Unis et, à l'époque, la deuxième du monde après Londres.



La crise
Après les années folles vinrent les années noires; Durant l'été 1929, l'indice de référence de la Bourse monta de 110 points. Ce qui fit dire à certains experts que, après la période de forte spéculation que les Etats-Unis avaient vécue depuis 1926, une crise économique grave allait survenir. Le 24 Octobre, c'était le Jeudi noir. Une vraie panique. Les ventes se succédèrent à un rythme hallucinant durant 22 jours. Le krach était total : à la mi-novembre, le marché avait baissé de plus de 40%. Un exemple : les actions d'une société de machines à coudre passèrent en 5 jours de 48 à … 1$ US. Les actions Chrysler, elles, avaient perdu en tout 96% de leur valeur en 1932. De boursière, la crise devint économique puis sociale. Le gouverneur de New York commença alors à organiser des secours efficaces car l'Armée du Salut était débordée de demandes d'hébergement. Le chômage se développait tous les jours pour toucher bientôt la moitié de la population active. La production industrielle s'effondra. La misère était partout. Le gouverneur s'appelait Franklin Delano Roosevelt. Il allait faire reparler de lui un peu plus tard dans l'histoire. Evidemment, une telle crise ne pouvait manquer de favoriser la corruption, la magouille et le crime. En 1933, les New-Yorkais en eurent assez et ils élirent un Maire qui était bien décidé à nettoyer tout cela. Fiorello La Guardia joua le rôle de blanchisseur. Et, en 12 ans, il purgea le personnel municipal corrompu, les flics ripoux et démantela le syndicat du crime. De plus, pour contrer la crise, il lança un vaste programme de construction duquel naquirent l'Empire State Building (de 1929 à 1931) et le Rockefeller Center dont la construction débuta en 1932. Au début de la Seconde Guerre mondiale, New York devint la capitale intellectuelle du monde occidental, envahie par les génies qui vinrent s'y réfugier : Einstein, Dali, Mann, Stravinski, Brecht, etc.



Une ville en pleine banqueroute
New York fut confrontée à une véritable calamité : la dégradation rapide des logements favorisant la spéculation immobilière sous toutes ses formes. Peu à peu, les classes aisées ont déserté le centre-ville, entraînant la fermeture de nombreux commerces. L'insécurité augmenta et de graves émeutes noires éclatèrent durant les années 60. Résultat : en octobre 75, New York échappe de peu à la faillite. Imaginez une ville de 8 millions d'habitants susceptible de se retrouver, du jour au lendemain, sans le moindre service public : les autobus abandonnés çà et là, la police et les ambulances n'assurant plus aucun travail, le métro restant en panne. Et la ville croulant bientôt sous les ordures… Les New-Yorkais sont passés à deux sacs-poubelle de l'Apocalypse. Il faut dire qu'avec 13 milliards de dollars de dettes, la situation était plus que critique. Le gouvernement de l'Etat, les banques et les syndicats s'associèrent pour éviter le chaos. Les finances furent redressées en moins d'un an. En août 77, une panne de courant de 25h déboucha sur un mini-baby-boom; 9 mois plus tard (on ose à peine imaginer ce qu'il s'est passé dans les ascenseurs). Plus grave, le vandalisme et les pillages furent sans précédent. En novembre de la même année, Edward Koch fut élu sur la base d'un programme dur, visant à assainir la ville et ses finances de toutes les corruptions. Durant 12 ans, il donna un nouvel élan à New York. En 1989, il fut remplacé par David Dinkins, le premier Maire Black. Rien d'étonnant pour une ville où les Noirs et les "Hispanics" représentent la moitié de la population. En août 1991, la mort d'un enfant noir dans un accident de voiture causé par un juif orthodoxe à Crown Heights, a provoqué trois jours d'émeutes assez sanglantes dans ce quartier mixte de Brooklyn. Un étudiant orthodoxe a été tué d'un coup de poignard en représailles. Le coupable, un Noir de 22 ans, a été condamné à 19 ans de prison (peine maximale pour infraction des droits civiques). La cote de popularité du maire en a pris un sacré coup et beaucoup ont critiqué son manque de réaction. La communauté juive orthodoxe de Crown Heights a fait un procès à la mairie de New York pour ne pas avoir immédiatement mis fin à ces émeutes qui enfreignaient leurs droits constitutionnels. En 1998, la ville a payé 1,1 million de dollars en dommages et intérêts aux juifs de Crown Heights. En novembre 1993, après 30 ans d'absence, les conservateurs ont repris la mairie; aujourd'hui, c'est Rudy Giuliani qui "dirige" New York. Cet homme d'origine italienne, a déclaré vouloir être un incorruptible… Il faut croire que c'est vrai.



La renaissance de New York
Comme il l'avait promis dans sa campagne électorale, Rudy Giuliani a littéralement nettoyé New York, ville réputée pour être ingouvernable (la Big Apple avait été rebaptisée la Rotten Apple - la pomme pourrie).Rue par rue, il a reconquis la ville; pour commencer, reprenant la théorie socio-urbaine du "carreau cassé" qui veut que des déprédations mineures encouragent une criminalité plus grave, il a réduit le climat d'insécurité en appliquant la "tolérance zéro" en matière de vandalisme, qui punit sévèrement leurs auteurs (près de 2 500 personnes arrêtées entre 1996 et 97) et leur a fait effacer les graffitis. Il s'est ensuite attaqué aux infractions plus sérieuses. Le crime en tout genre a diminué de moitié (meurtres en baisse de 60 %, grâce notamment à l'augmentation des effectifs de police, il y a plus de 38 000 policiers aujourd'hui, pratiquement un à chaque coin de rue, et chaque commissaire de quartier est tenu à des objectifs mensuels de réduction des infractions dans son secteur !). Les rues sont plus propres et près de 320 000 emplois ont été créés. Giuliani a aussi remis les caisses de la mairie à flot : de moins 2,3 milliards de dollars en 1993, la balance est passée à + 2 milliards en 1998. Sa première tâche avouée a été de se débarrasser de la mainmise de la mafia sur plusieurs industries. Giuliani a de l'expérience dans ce domaine, il est resté plusieurs années magistrat-fédéral (l'équivalent du Procureur de la République) pour la région sud de l'Etat de New York. En 6 ans il a mis plus de 4 000 personnes en prison ! A peine 2 mois après son arrivée à la mairie, Rudy s'est attaqué à la mafia. C'est elle qui contrôlait le marché aux poissons de Southstreet Seaport. Pendant 60 ans, rien ne pouvait se faire sans son accord; tous les marchands devaient payer des pots-de-vin et la mafia fixait les prix (qui ont depuis diminué de presque 7 %). Mais ce coup de balai ne s'est pas fait sans accroc : la mafia a menacé la vie du maire et celle de son adjoint et le 29 mars 95, le marché a mystérieusement pris feu. L'enquête, toujours ouverte, a déterminé que l'incendie était d'origine criminelle mais aucune arrestation n'a suivi, par manque de preuves. Et c'est pour ne pas avoir payé ses impôts que le parrain de la famille Gambino (l'une de celles qui se partageaient le marché aux poissons), John Godi, s'est retrouvé en prison (eh oui, aux Etats-Unis celui que ne paye pas ses impôts perd sa place et va directement en prison), ce qui fut le coup de grâce pour cette fructueuse affaire de famille. 500 millions de dollars de bénéfices provenant de la prostitution, des prêts, des syndicats et de casinos illégaux. Également au cachot, le "Latin King" de la mafia hispanique et le parrain de la Cosa Nostra (une autre mafia italienne). En novembre 1997, Rudy Giuliani a été réélu avec 60 % des voix, mais sa cote de popularité ne cesse de baisser depuis quelques mois. Les prochaines élections sénatoriales en 2000 risquent d'être très animées car Hilary Clinton a décidé de briguer le siège de sénateur de l'Etat de New York.




L'Origine de New York


 

 

 

Un après-guerre difficile
L'après-guerre fut prospère du point de vue économique, comme c'est souvent le cas, mais ce fut le seul point positif. Socialement, même si New York fit beaucoup pour les nécessiteux, elle se heurta au problème des émeutes noires qui éclatèrent à Harlem; l'arrivée des Portoricains n'arrangea rien aux querelles de clans. Deux autres problèmes rongèrent la ville dans les années 50 : le logement et l'insalubrité. New York était une ville sale, très sale, où des millions de rats hantaient les égouts. Ce qui fit naître nombre de fables décrivant des animaux mutants qui se promenaient sous terre. De nos jours, on parle toujours d'alligators radioactifs, de serpents monstrueux et de tortues ninjas mangeant exclusivement des pizzas.
Les Immigrants
Les tout premiers immigrants arrivèrent en 1624 : 23 juifs sépharades exilés du Brésil. Fuyant la misère, la famine, les persécutions politiques, raciales ou religieuses, ils furent 12 millions entre 1892 et 1925 à faire le voyage pour se retrouver devant la statue de la Liberté. Irlandais, Allemands, Italiens, Juifs d'Europe centrale, venaient chercher en Amérique le rêve d'une vie meilleure (en 1914, 17e des juifs d'Europe centrale avaient émigré aux Etats-Unis). Depuis la fin de la guerre froide, beaucoup de Russes vivent à New York et, petite anecdote, le fils du dictateur soviétique Nikita Khrouchtchev a obtenu sa nationalité américaine, en juillet 1999. Tout cela n'était pas sans poser des problèmes de racisme, de communication, de morale et d'intégration (déjà). Et même si chaque communauté s'est plus ou moins bien fondue dans la cité, les traditions demeuraient ou renaissaient plus fortes que dans le pays d'origine. La fête de la Saint-Patrick est une tradition sacrée chez les Irlandais de New York. Ces différences, ces conflits, même s'ils sont souvent très enrichissants pour les hommes s'ils sont un tant soit peu ouverts, ont fait la part belle aux journaux qui virent la une manne formidable pour assurer leur développement. A la fin du 19e siècle, New York comptait à elle seule 146 quotidiens en une demi-douzaine de langues différentes.
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